Abstract
Ce texte propose une critique radicale de la décomposition de Oaxaca-Blinder appliquée aux inégalités salariales. Cette méthode décompose un écart salarial entre deux groupes entre une part « expliquée » par les différences de compétences et une part « inexpliquée » appelée effets de la discrimination. On montre ici, en les passant en revue, que des critiques techniques nombreuses minent la prétention de la méthode à pouvoir chiffrer la discrimination. Le problème principal est cependant l’utilisation d’hypothèses contrefactuelles irréalistes. Le texte conclut donc qu’il faut renoncer à chiffrer la discrimination salariale par cette méthode et qu’il est sans doute préférable d’étudier la discrimination par d’autres voies.
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