Abstract
Bringing together humanities and social science perspectives, this article applies narrative genres and symbolic classifications as analytical tools to examine competing cultural understandings of Europe, in France and Britain, through 2003 and 2005. Drawing on data from newspaper coverage of a set of key events of European debate, the author discusses how narratives and symbolic configurations of Europe are constructed differently in France and Britain in the context of the symbolic struggle to define who are core Europeans. Through the lens of a cultural sociology approach, the author argues that, in order to make their claims about Europe valid and plausible, political and cultural elites have to be able to translate the cultural idea of Europe into public narratives that resonate with the expectations and beliefs of the wider national public. This is particularly the case in moments of crisis or uncertainty over the meaning of Europe when novel demands and events, deriving from social or political pressures, generate a more active debate in the public sphere about Europe and EU affairs.
Partant d’une double perspective, celle des humanités et celle des sciences sociales, cet article recourt aux genres narratifs et à la classification symbolique en tant qu’outils analytiques pour examiner les récits sur l’Europe, en France et en Grande-Bretagne, pendant les années 2003 et 2005. En s’appuyant sur des données provenant de la couverture par la presse d’une série d’événements majeurs au sein du débat européen, l’article analyse comment les narrations et les configurations symboliques de l’Europe se construisent différemment en France et en Grande-Bretagne, dans le cadre d’une lutte symbolique pour définir qui est le noyau dur des européens. En utilisant l’approche de la sociologie culturelle, l’auteur soutient que pour rendre leurs revendications sur l’Europe valides et plausibles, les élites politiques et culturelles ont besoin de traduire l’idée culturelle de l’Europe en récits qui entrent en résonance avec les attentes et les croyances du public national le plus large. C’est particulièrement le cas dans les moments de crise ou d’incertitude sur le sens de l’Europe, quand de nouvelles exigences et des événements découlant des pressions politiques et sociales donnent lieu à un débat plus actif sur l’Europe et les affaires européennes dans l’espace public.
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