Abstract
Digitization of society raises concerns about privacy. This article first describes privacy threats of life-logging. It gives the technically novice reader a quick overview of what information and communication technology (ICT) is currently preparing for society, based on state-of-the art research in the industry laboratories: ubiquitous computing, aware environments, the Internet of Things, and so on. We explain how geolocation systems work and how they can provide detailed accounts of personal activity that will deeply affect privacy. At present, system designers rarely implement privacy-enhancing technologies — we explain why, based on empirical research. On the other hand, users, while expressing concern, do not protect themselves in practice — we list reasons for this. The problem is complex because the very nature of identity and social relations works against protecting personal data; this is the privacy dilemma. At least two key mechanisms in the production of good interaction and in the construction of social status are based on personal data disclosure. Then we discuss the nature of privacy, based on field observation. Privacy loss can be seen as `losing face'. We detail this notion, based on a discussion of the notion of face, and especially the Asian social construct of `Chemyon'. We then propose a new, positive, definition of privacy as `keeping face'. This positive notion can be used to build constructive guidelines for enhancing privacy in systems design, compatible with the way designers perceive their role. These guidelines are presented in an annex, after a short conclusion that advocates a constructive — perhaps risky — role for social science in the construction of future information and communication technology. 1
La numérisation de la société soulève des inquiétudes concernant la vie privée. Cet article décrit d'abord les menaces que fait peser le traçage continu des actions permis par l'informatique ubiquitaire. Il donne au lecteur techniquement novice un aperçu de ce que les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) sont en train de préparer pour notre société dans les laboratoires de recherche: informatique ubiquitaire, environnements augmentés et `conscients', Internet des Objets, etc. A titre d'exemple, nous expliquons comment les systèmes de géo-localisation fonctionnent, et comment ils peuvent produire un compte rendu détaillé et invasif de l'activité des individus. Or, actuellement, les concepteurs de tels systèmes ne mettent pas en place de garde-fous techniques — nous en listons les raisons. De leur côté, les utilisateurs, bien qu'exprimant de l'inquiétude, négligent en pratique de se protéger. Nous expliquons pourquoi: il s'avère que la nature même de l'identité et des relations sociales va à l'encontre de la protection des données personnelles. C'est le dilemme de la `privacy' (respect de la vie privée): au moins deux mécanismes clés dans la production d'une bonne interaction et dans la construction du statut social sont précisément fondés sur la divulgation des données personnelles. Nous discutons ensuite de la nature de la `privacy', en nous fondant sur des observations de terrain. Nous montrons comment une atteinte à la `privacy' peut être considérée comme une perte de `face'. Nous discutons cette approche, à partir de la notion de face, en particulier de sa version asiatique (`Chemyon'). Nous proposons ensuite une nouvelle définition, constructive, de la `privacy' comme `maintien de la face'. Cette approche positive est utilisée pour proposer des principes de conception de systèmes informatiques respectueux de la `privacy', destinés aux concepteurs et compatibles avec l'ethos du métier. Ces principes de conception sont présentés in extenso en annexe, après une courte conclusion qui prône une attitude constructive et engagée des sciences sociales dans le développement des TIC.
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