Abstract
En réponse aux attentes d’un marché musical mondialisé, des artistes musulmans proposent une représentation particulière du soufisme sur la scène publique. La mise en scène transforme les pratiques confrériques, expose les corps et transpose l’audition mystique. Les auteurs présentent le va-et-vient entre les pratiques confrériques et la mise en spectacle, va-et-vient caractéristique de mouvements musicaux très réactifs à la demande du grand public et aux logiques de marché. Quand le soufisme entre en scène, il se plie au consumérisme mais s’impose comme un interlocuteur privilégié de l’islam contemporain.
In response to the globalized musical market’s demands, Moslem artists propose a specialized representation of Sufism on the public stage, transposing its mystical audition, transforming confreric practices and exposing the bodies of performers. The authors explore the interaction between confreric practices and the staging of performances, an interaction characteristic of musical movements that react to the demands of the general public and market forces. When Sufism goes on stage, it yields to consumerism while asserting itself as a privileged interlocutor of contemporary Islam.
