Abstract
The author develops theoretical and partly tentative arguments on the state of what is called religion with a focus on Europe. The concept of ``religion'' is complemented by a more basic and less biased notion such as ``transcendence'', as plemented by a more basic and less biased notion such as "transcendence", as coined by the phenomenological sociology of Schütz, Berger and Luckmann, a notion that starts from the trajectory of subjective experience and action. In the first part the author focuses on extreme yet quite diverse (western) ``religious'' movements that are somewhat dynamic, such as marked Christianity and alternative religiosity. Among other sociological features many of these movements lay great stress on subjective experiences of great transcendences (of a large variety of kinds). The actors' notions of spirituality nicely capture this phenomenological feature; moreover, spirituality also covers various sociological aspects, such as the individualistic orientation, the weak tendency to organization and its holistic function, that have also been identified by other organization and its holistic function, that have also been identified by other researchers. Instead, however, of reducing spirituality to the rather extreme forms of alternative spirituality, the author argues that spirituality of the kind sketched here is disseminated into and communicated by the general culture in such a way as to dissolve the boundaries of religious and non-religious communication. Indeed, modern mediated and popular culture can be identified as a major locus for the distribution of what should be called (modern) ``popular religion''. It is this form of religion that breaks down the boundaries between ``privatized'' and ``public'' religion. It is concluded that the dissolution of the boundaries between the private and public as well as between religiously marked and unmarked communication indicates a basic transformation of religion that demands a reconceptualization in terms of transcendence instead of the binary code sacred/profane.
L'auteur développe des arguments théoriques et, en partie, expérimentaux à propos de l'état de ce qui est appelé la religion, en se focalisant sur l'Europe. Le concept de ``religion'' est complété avec une notion plus basique et moins biaisée, celle de la ``transcendance'', telle qu'elle est pensée par la sociologie phénoménologique de Schütz, Berger et Luckmann, une notion qui prend pour point de départ le parcours de l'expérience subjective et de l'action. Dans la première partie, l'auteur se concentre sur des mouvements ``religieux'' occidentaux quelque peu extrêmes, mais assez divers et parmi les plus dynamiques, comme la Chrétienté marquée et la religiosité alternative. Entre autres traits sociologiques, un certain nombre de ces mouvements mettent un accent fort sur les expériences subjectives des grandes transcendances (d'une grande variété de genres). La notion de spiritualité des acteurs rend assez bien ce trait phénoménologique; de plus, la spiritualité couvre aussi des aspects sociologiques variés, tels que l'orientation individualiste, la faible tendance à l'organisation et ses fonctions holistiques, qui ont aussi été identifiées par d'autres chercheurs. Cependant, au lieu de réduire la spiritualité aux formes assez extrêmes de la spiritualité alternative, l'auteur avance que la spiritualité du type esquissé dans l'article est disséminée dans et communiquée par la culture générale, d'une manière telle qu'elle brouille les frontières de la communication religieuse et non-religieuse. En effet, la culture moderne modérée et populaire peut être considérée comme un lieu majeur de diffusion de ce qui devrait être appelé ``la religion populaire'' (moderne). Celle-ci dépasse les frontières entre ``religion publique'' et ``privée''. En guise de conclusion, l'auteur avance que la dissolution des frontières entre public et privé, autant que celle des frontières entre communications religieusement marquée et non marquée, indique une transformation fondamentale de la religion qui requiert une reconceptualisation en terme de transcendance, en lieu et place du code binaire sacré/profane.
