Abstract
Depuis les années 1980, l’île de La Réunion assiste à la multiplication d’assemblées néo-pentecôtistes indépendantes. Leurs dirigeants se présentent comme des « élus de Dieu » : non seulement leur vocation n’est pas légitimée par les autorités ecclésiales, mais elle ne s’appuie pas non plus sur leur motivation personnelle. Au contraire, ils se doivent même d’insister sur leur réticence a priori à l’exercice d’un tel ministère. Le caractère insensé du projet accrédite d’autant plus son authenticité. Ils produisent un discours se situant dans la logique et la rhétorique de l’authentique. Cependant, les modalités de ces élections paraissent suffisamment analogues pour être soulignées. L’analyse d’un corpus de vingt-trois récits oraux permet de décrire l’idéal type de ces virtuoses religieux.
Get full access to this article
View all access options for this article.
