Abstract
During the height of the Mughal Empire in pre-colonial South Asia (16th–17th century CE), Muslim nobles facilitated the translation of numerous Hindu Sanskrit texts into the Persian language. While this “translation movement” (Ernst, 2003: 173) had long been attributed to the reputedly liberal, tolerant, and enlightened personal inclinations of the Mughal emperors, scholars in recent decades have begun to re-evaluate the phenomenon, arguing instead that practical socio-political considerations and quotidian cultural processes best explain the nature of the translation movement. What such analyses lack, however, is a sustained consideration of how the Islamic – and, in particular, Sufi – worldview(s) of the nobles in question shaped the inner workings of, and motivations behind, the movement. In this essay, I take up one such translation from the Mughal period – Mir Findiriski’s Muntakhab-i Jug Basisht, a translation of the Sanskrit Laghu-Yoga-Vasistha – examining not only its content in relation to the Sanskrit original, but also the manner in which Sufi thought and metaphysics informed the very process of translation itself.
Durant l’apogée de l’Empire moghol en Asie du Sud précoloniale (XVIe et XVIIe siècles de notre ère), des nobles musulmans ont facilité la traduction de nombreux textes sanscrits hindous en persan. Même si ce « mouvement de traduction » (Ernst, 2003: 173) a été longtemps attribué aux inclinations personnelles réputées libérales, tolérantes et éclairées des empereurs moghols, les chercheurs au cours des dernières décennies ont commencé à réévaluer le phénomène, soutenant plutôt que des considérations pratiques sociopolitiques et des processus culturels quotidiens expliquent bien mieux la nature de ce « mouvement de traduction ». Cependant, ce qui fait défaut à ces analyses, c’est la considération soutenue de la manière dont les vision(s) du monde islamique – soufi tout particulièrement – des nobles ont façonné les rouages à l’intérieur, et les motivations à l’arrière, de ce mouvement. Dans cet essai, je prends une de ces traductions de la période moghole – Muntakhab-i Jug Basisht de Mir Findiriski, une traduction du Laghu-Yoga-Vasistha en sanskrit – pour en examiner non seulement son contenu par rapport à l’original sanskrit, mais aussi la manière en quoi la pensée et la métaphysique soufies ont influencé le processus même de la traduction en elle-même.
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