Abstract
Sorti en 2012, Le Grand Soir de Benoît Delépine et Gustave Kerven, plante le décor dans un centre commercial de la région de Bordeaux où deux protagonistes punks tentent d’organiser une insurrection. La production franco-belge qui reçut le prix Un Certain Regard au Festival de Cannes est une comédie cynique qui suit le parcours aussi initiatique que pathétique de la famille Bonzini. Dans ce western périurbain une esthétique trash se tisse au fil de l’émancipation du déchet humain. Sous cet angle nous proposons de lire Le Grand Soir comme une réflexion sur le processus créatif et destructif que l’image du déchet nous offre. Ainsi, dans cette esthétique le recyclage comme procédé incarne les paradoxes et absurdités de l’objet consommé et le trash comme manifestation culturelle prend la forme d’une vanité contemporaine.
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