Abstract
Cet article vise à accorder au jazz et au milieu du jazz de Saint-Germain-des-Prés l’importance qu’ils méritent dans l’histoire du quartier. Toutefois, il ne faut pas surévaluer la popularité du jazz auprès des clients qui fréquentaient les caves. D’autres formes de musique avaient souvent davantage leur faveur, comme la rumba et le tango. À Saint-Germain-des-Prés, le jazz de style Nouvelle-Orléans était beaucoup plus populaire que le jazz moderne. Cela a eu pour conséquence de limiter les possibilités professionnelles des musiciens qui interprétaient un répertoire contemporain. Cet article démontre aussi qu’entre musiciens la rivalité était grande pour trouver du travail, puisqu’il se faisait rare à la fin des années 1940. Les musiciens amateurs ont souvent coupé l’herbe sous le pied aux musiciens professionnels qui les accusaient d’accepter des tarifs trop bas pour leurs services. Les musiciens professionnels estimaient par ailleurs qu’ils étaient victimes de la concurrence déloyale des musiciens afro-américains qui vivaient ou qui étaient de passage en France.
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