Abstract
L’histoire des techniques et l’histoire culturelle sont deux domaines qui, au moins dans l’historiographie française, s’ignorent mutuellement. C’est cette ignorance que l’on voudrait contribuer à réduire ici, en étudiant la diffusion de la technique d’enregistrement électrique des disques en France à partir de 1925 et ses conséquences, à la fois sur l’industrie du disque mais aussi sur l’évolution des genres musicaux et la formation d’un nouveau paysage sonore au cours de l’entre-deux-guerres. La construction du jazz en tant que catégorie esthétique à part entière au cours de cette période en est un exemple significatif, qui sera plus particulièrement traité ici. Il n’est certainement pas le seul: plus généralement, c’est probablement toute l’histoire des musiques populaires en France qu’il faudrait relire à la lumière de cette hypothèse de travail.
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