Abstract
Depuis les années 1990, la recherche en marketing s’est concentrée sur l’inclusion des consommateurs en situation de handicap, en identifiant les obstacles environnementaux qui freinent leur participation. Cependant, malgré l’attention suscitée par les troubles olfactifs lors de l’épidémie de Covid-19, ceux-ci demeurent sous-explorés. L’expérience incarnée du handicap, entendue comme la manière dont les individus vivent et ressentent leur corps en interaction avec leur environnement, reste peu abordée, souvent éclipsée par les études sur l’aménagement des espaces commerciaux. Cet article vise à combler cette lacune en abordant deux questions : (1) quelles formes d’expérience incarnée sont associées aux troubles olfactifs chez les consommateurs ? (2) Comment ces formes d’expérience incarnée façonnent-elles leurs expériences de consommation ? L’analyse de 21 entretiens semi-directifs avec des consommateurs atteints d’hyposmie (perte partielle) ou d’anosmie (perte totale) fait émerger quatre formes d’expérience incarnée : perception diminuée, intrusive, oubliée et insaisissable. Ces résultats éclairent l’impact des troubles olfactifs et conduisent à des recommandations pour adapter les stratégies marketing et améliorer l’expérience des personnes concernées.
Keywords
Get full access to this article
View all access options for this article.
