Abstract
L'omniprésence des « spécialistes » dans les débats et les stratégies commerciales autour des films pose la question de la proximité de leurs jugements avec celui des « spectateurs ordinaires » auxquels ces mêmes films sont destinés. Deux perspectives théoriques s'opposent à cet égard, que l'article propose d'explorer: celle de la divergence ou de la convergence des goûts. Les résultats obtenus en France sur un échantillon de 622 films populaires confirment la divergence des goûts: les spécialistes n'accordent aucune valeur aux films appréciés par les consommateurs ordinaires. Toutefois, l'article suggère également que la publication sur Internet de jugements « hybrides », entre esthétique savante et préférence populaire (ceux des internautes ou des critiques des médias), construit une forme artificielle de convergence utile aux différents acteurs du marché.
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