Abstract
Résumé
Si on observe ces dernières années un essor des travaux qui articulent méthodes qualitatives et méthodes quantitatives, on compte encore peu d’études sur l’univers carcéral qui s’appuient sur des méthodes mixtes. À partir d’une étude empirique sur la mixité de genre en prison, nous voudrions montrer tout l’intérêt qu’il y a pourtant à croiser les méthodes et les sources pour appréhender des espaces et des organisations relativement fermés comme l’institution pénitentiaire. En reprenant certains des résultats obtenus dans le cadre de cette recherche, qui s’appuie sur des données ethnographiques (issues d’entretiens et d’observations) et quantitatives (issues de questionnaires), il s’agira de montrer comment adopter une stratégie de triangulation sur le terrain carcéral permet de pallier ou de prévenir certains des risques méthodologiques liés à l’institution pénitentiaire (enquête sous surveillance, imposition de problématique, malaise, distance sociale et vulnérabilité) pour offrir une approche critique et nuancée du processus de mixité à l’œuvre en prison.
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