Abstract
Objectif:
Cette recherche étudie le traitement des informations contextuelles syntaxiques chez des sujets schizophrènes au moyen d'une tâche de double décision lexicale (décider si des suites de lettres forment ou non des mots de la langue française). Étant donné le caractère automatique de la syntaxe, nous supposons la préservation des processus de traitement de l'information syntaxique chez tous les sujets schizophrènes, y compris chez ceux présentant un trouble formel de la pensée (TFP) que nous appelons schizophrènes TFP+.
Méthode:
Vingt sujets témoins et 20 sujets schizophrènes (dont 10 schizophrènes TFP+) participent à une double tâche de décision lexicale contenant des transgressions syntaxiques.
Résultats:
Ils confirment notre hypothèse puisque nous montrons que l'ensemble des sujets (témoins et schizophrènes) est gêné dans la reconnaissance des mots lorsque ceux-ci présentent des transgressions grammaticales.
Conclusions:
Ces résultats contrastent avec les données concernant le traitement des informations contextuelles sémantiques chez les sujets schizophrènes, puisque les données de la littérature concluent à l'existence d'une anomalie du traitement de ces informations chez ces patients. Notre étude permet, par conséquent, de réfuter l'hypothèse d'un trouble généralisé de traitement du contexte chez les sujets schizophrènes.
