Abstract
This article is about pragmatics and emotion. The main purpose of pragmatics is to account for utterance-interpretation processes in verbal communication. In recent years much of pragmatics research has been devoted to the understanding of propositional effects; that is, to cognitive effects on mental representations with propositional forms such as implicatures and explicatures. Little energy has been devoted to non-propositional effects; that is, to pragmatic effects that have no propositional formats and are mainly associated with emotional reactions such as fear, pleasure, joy, anguish, etc. Utterances are, however, often the causes of such non-propositional effects. This paper presents a general framework, Relevance Theory, which could account for non-propositional effects. The limits of these theoretical approaches are also exposed.
Cet article a pour objet les relations entre la pragmatique et les émotions. Le but principal de la pragmatique est de rendre compte du processus d’interprétation des énoncés dans la communication verbale. Ces dernières années, une grande part de la recherche en pragmatique a été consacrée à la compréhension des effets propositionnels, à savoir les effets cognitifs sur les représentations mentales à forme propositionnelle comme les implicitations et les explicitations. En revanche, peu d’énergie a été consacrée aux effets non propositionnels, c’est-à-dire aux effets qui n’ont pas de format propositionnel et qui sont principalement associés à des réactions émotionnelles comme la peur, le plaisir, la joie, la colère, etc.Les énoncés sont cependant souvent la cause de tels effets non propositionnels. Cet article présente un cadre général, la Théorie de la Pertinence, qui peut rendre compte des effets non-propositionnels. Les limites de cette approche théorique sont aussi discutées.
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