Abstract
To construct an environment consisting of artificial objects it is helpful to use descriptions of how individuals behave. Implicitly, we do this on the basis that outward behavior reflects the dynamics of the subjective world and is a deployment of brain processes. But this is only partly correct: outwardly `similar' behavioral acts or environmental patterns may correspond to very different neural activities (the view `from inside' the subject). This is because behavior is the result of the history of behavioral development, such that the brain organizations that correspond to an `object' are the ones that were constructed during the subject's past experience in the course of performing related activity. As the construction of brain organizations takes place in the context of a goal-oriented activity, the very nature of the neural organizations involved stays connected to this goal. Empirically, the goal aspect of the object seems more structuring than the pattern of the object itself. This article compares the view from outside and the view from inside for different kinds of specific experimental situations. We show that `externally' similar objects may correspond to very different brain activations. Alternatively, behaviors and environmental events that seem different to an external observer may actually appear similar when viewed from inside the agent's brain. Experimental findings suggest that what is stable in an `object' for a living organism is its subjective status: at the neural level, meaning for the agent is more important than `objective' form. We also show that the nature of objects as seen from the inside depends on the way they were constructed through the organism's experience: behaviors or objects that may look similar from the outside are in this respect also different from the inside perspective. This has implications for the way we should construct objects in the digital world: building by mimicking the appearance of the physical world as seen from the outside may result in poor design.
Pour construire un environnement composé d'objets artificiels, il est utile de se baser sur les descriptions du comportement de l'individu. C'est ce que nous faisons implicitement en nous fondant sur la croyance que le comportement extérieur reflète les dynamiques du monde subjectif et le déploiement de processus cérébraux. Mais cette croyance n'est que partiellement correcte: des comportements extérieurement semblables ou des schémas environnementaux peuvent correspondre à une activité cérébrale très différente (vue `de l'intérieur' du sujet). Ceci est dû à ce que le comportement résulte de l'histoire du développement du comportement, de telle sorte que les organisations cérébrales qui correspondent à un `objet' sont celles qui ont été construites au fur et à mesure de l'expérience du sujet lors de l'exécution de l'activité en question. Etant donné que l'organisation cérébrale se fait dans le contexte d'une activité orientée vers un but, la nature même des organisations neuronales concernées reste connectée à ce but. Empiriquement, l'aspect `but' d'un objet donné semble plus structurant que le schéma de l'objet lui-même. Cet article compare la vue `de l'extérieur' et la vue `de l'intérieur' du sujet dans différentes situations expérimentales données. Nous montrons que des objets `extérieurement' semblables peuvent correspondre à des activations cérébrales très différentes. A l'inverse, des comportements et des événements environnementaux qui semblent différents à un observateur peuvent paraître semblables s'ils sont vus de l'intérieur du cerveau de l'agent. Les résultats expérimentaux suggèrent que ce qui est stable dans un `objet' pour un organisme vivant, c'est son statut subjectif: au niveau neuronal, la signification pour l'agent est plus importante que la forme `objective'. Nous montrons aussi que la nature des objets vus `de l'intérieur' dépend de la manière dont ils se sont construits au travers de l'expérience de l'organisme: les comportements ou les objets qui peuvent paraître semblables de l'extérieur sont aussi à cet égard différents dans la perspective de l'intérieur. Ceci a des implications potentielles sur la façon dont nous devrions construire les objets dans le monde numérique: les construire en répliquant l'apparence du monde physique tel que vu de l'extérieur peut résulter en une conception peu performante.
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