Abstract
The scholarly literature on millennialism commonly employs Festinger’s theory of cognitive dissonance to understand how groups deal with failed prophecy. For many years Lubavitcher Hasidim held that their spiritual leader, Menachem Schneerson—the Lubavitcher Rebbe—was the Jewish Messiah and that he would reveal himself as such, ushering in the redemption. He died, however, in 1994 without fulfilling his followers’ messianic expectations. The author presents recent ethnographic data from fieldwork among Lubavitcher Hasidim illustrating the role of ritualistic performances and modern communication media (television, radio and the internet) in maintaining a sense of the Rebbe’s continuing presence. This ritualised reaffirmation of belief—a collective experience of symbolic fulfilment—provides disappointed followers with social and psychological support to render such an experience less cognitively distressing.
La littérature scientifique du millénarisme utilise couramment la théorie de la dissonance cognitive de Festinger pour comprendre la manière dont les groupes gèrent les prophéties non réalisées. Pendant de nombreuses années, les hasidim de Loubavitch soutenaient que leur meneur spirituel, Menachem Schneerson—le Rabbi de Loubavitch—était le Messie juif et qu’il allait le révéler, ce qui marquerait le début de la rédemption. Il mourut, cependant, en 1994, sans remplir les attentes messianiques de ses adeptes. L’auteur présente des données ethnographiques récentes, issues de recherches de terrain parmi les hassidim de Loubavitch, illustrant le rôle des célébrations rituelles et des communications médiatiques modernes (télévision, radio et Internet) dans le maintien de la présence permanente du Rabbi. Cette réaffirmation rituelle de la foi—une expérience collective d’accomplissement symbolique—apporte aux adeptes déçus un soutien social et psychologique, rendant leur expérience cognitivement moins pénible.
