Abstract
During State Socialism, Budapest residents gradually lost their religiosity. For each social group, the loss was always most radically felt among the more educated. During the decades of party—state rule, the place of religious education in schools was taken over by religious education in church (this was partly due to strong political pressure). The only parents who did not send their children to classes in religious education (either in church or in school) were those who had previously become secularized. Since the change of regime, attitudes toward religion have become one of the most fundamental political cleavages. Budapest is a metropolis whose middle classes are fairly secularized, but whose intellectual elite is sharply divided into a secularized atheistic majority and a minority that is overtly religious and assigns political value to its views.
Sous le socialisme d’État, les habitants de Budapest ont progressivement perdu leurs attaches religieuses. Au sein de chaque catégorie sociale, les plus éduqués sont toujours ceux qui les ont perdues le plus radicalement. Durant les décennies du règne du parti unique, l’éducation religieuse dans les églises a été substituée à l’éducation religieuse dans les écoles principalement en raison des pressions du régime politique. Les seuls qui ont abandonné l’éducation religieuse, soit à l’école, soit à l’église, sont issus de familles dont les parents avaient déjà connu la sécularisation. Depuis le changement de régime, l’attitude à l’égard de la religion est devenue l’un des clivages politiques fondamentaux dans l’opinion. Budapest est une métropole dont les classes moyennes sont relativement sécularisées, mais dont l’élite intellectuelle est clairement divisée entre une majorité portée à l’athéisme et une minorité ouvertement religieuse qui attribue une valeur politique à ses opinions.
