Abstract
En dressant le portrait de trois satanistes français, il s’agit tout d’abord de lever le voile sur le regard qu’ils portent sur Satan et sur les pratiques auxquelles ils s’adonnent dans le cadre de leurs croyances. L’auteur montre ainsi dans quelle mesure le satanisme est symptomatique des grandes tendances qui touchent la religiosité contemporaine. Ensuite, à travers la délicate question du nombre de satanistes que le territoire français abrite, l’auteur se montre attentif au fossé existant entre les pouvoirs publics, dont les travaux sont relayés par les médias, et l’expérience vécue des satanistes, mais également des métalleux et des gothics, tous pointés du doigt dans un même mouvement. Enfin, cette mise en perspective le conduit à opérer une distinction entre le satanisme et l’imaginaire satanique, d’un côté, et le satanisme et les exactions dites “sataniques”, de l’autre.
By analysing three French Satanists, the author aims to lift the veil on their perceptions of Satan and on the practices that they perform within the framework of their beliefs. The author demonstrates how Satanism is symptomatic of the major trends affecting contemporary religiosity. Then through the delicate question of the number of Satanists in France, the author draws attention to the gulf between public authorities, whose work is relayed by the media, and Satanists, but also of metalheads and gothics, all denounced as being part of a single movement. These observations having been made, the author concludes by making a distinction between Satanism and Satanic imaginary on the one hand, and between Satanism and so-called “satanic” acts on the other.
