The concept of “popular religion” is among the most frequent to arise in debates on religion in social science. Nevertheless, there is often disagreement on the scope of this concept and its definition, which are the result of an implicit and indiscriminate notion of religion. The author identifies three main groups of works that describe and apply different definitions of popular religion. The first, clearly identified with a Catholic matrix, considers popular religion as the religion of the “people”. The second focuses on the “functions” that popular religion fulfils among the poorest sectors of the population, as a way of dealing with deprivation. The third group suggests the existence of a “different logic” to analyse religious events. Basing herself on the main literature produced in Latin America on the subject, the author proposes a way round the problems raised by coining and discussing the concept of “practices of sacralization”.
Le concept de “religiosité populaire” est l'un des plus usités dans les débats en sciences sociales des religions. Cependant, on peut parallèlement constater un manque d'accord sur sa portée et ses définitions potentielles. L'auteure suggère que ce manque provient de la présupposition d'une même notion implicite de religion. Elle identifie trois groupes principaux de perspectives définissant la religiosité populaire. Le premier assimile la religiosité populaire à la religion du “peuple”. Le deuxième envisage les “fonctions” de la religiosité populaire dans les secteurs les plus pauvres de la population comme une manière de contrecarrer des situations sociales précaires. Le troisième suggère l'existence d'une “logique différente” d'analyse des faits religieux. S'appuyant sur la littérature produite sur le sujet en Amérique latine, l'auteure propose des pistes par rapport aux problèmes soulevés en partant du nouveau concept de “pratiques de sacralisation”.