Sociological assertions of religious vitality in Euro-American societies have developed a paradigm of spirituality in which, following earlier studies of the New Age, a distinction is drawn between external authority and self-authority. Methodologically and theoretically problematic, this paradigm diverts attention from people's social practices and interactions, especially in relation to multiple religious authorities. Drawing upon ethnographic fieldwork with an English religious network, and building upon the work of Pierre Bourdieu, the author considers situations in which multiple authorities tend to relativize each other. Conceptualizing this in terms of “nonformativeness”—the lack of authorities' ability formatively to shape religious identity, habitus, and competition over religious capital—allows a new understanding of individual secularization to emerge that questions assertions of vitality.
Les thèses sociologiques de la vitalité religieuse dans les sociétés européennes et américaines ont fait appel à un paradigme de la spiritualité qui, dans la continuité des premières études sur le New Age, établit une distinction entre autorité externe et auto-détermination (self-authority). Problématique tant d'un point de vue méthodologique que théorique, ce paradigme détourne l'attention des pratiques et interactions sociales des individus, en particulier lorsqu'il s'agit de leur rapport avec des autorités religieuses multiples. S'appuyant sur des données issues d'un terrain ethnographique dans un réseau religieux en Angleterre et sur les travaux de Pierre Bourdieu, l'auteur se penche sur des cas où des autorités religieuses multiples tendent à se relativiser mutuellement. Conceptualisant cela en termes de “non formativité”—l'incapacité des autorités à façonner de manière formelle l'identité et l'habitus religieux, ainsi que la compétition pour le capital religieux—permet une nouvelle compréhension de la sécularisation individuelle qui remet en question les thèses de la vitalité religieuse.