Abstract
L'expansion rapide des religions fondamentalistes ou prônant la conversion, au sein de populations dévastées par la pauvreté, pose la question de savoir si de tels mouvements peuvent créer du capital social, puisqu'ils semblent souvent constituer les seules institutions, dans un contexte dominé par la méfiance, la politique personnaliste et souvent, aussi, par la violence. Cette question, est étudiée en commençant par une évaluation de l'importance de la vie institutionnelle moderne dans la construction du capital social, et en notant les conséquences de ses variantes “chaudes” et “froides”, la première étant plus participative, mais également moins institutionnalisée. L'auteur développe ensuite une version modifiée de l'approche du choix rationnel, qui tient compte des problématiques du pouvoir et de la sorcellerie, pour expliquer pourquoi même des adeptes très pauvres font des dons à leurs Églises. L'auteur montre alors que dans ces mouvements on a plotôt tendòance à observer “bonding social capital”, où les personnes en situation similaire sont liées par des liens intimes de dépendance mutuelle, plutôt que “bridging social capital”, qui lie des populations variées par des mécanismes institutionnels plus solides. Cela est confirmé par l'engagement limité des pentecôtistes dans la vie politique active, même si les leaders religieux de ces mouvements sont très habiles dans la fourniture de votes quand cela est requis par leurs politiciens préférés.
The rapid spread of conversion-led or fundamentalist religion in poverty-stricken populations raises the question of whether such movements can create social capital, since they often seem to be the only institutions in an environment riddled with distrust, personalistic politics and often also violence. To explore this issue the author begins by stating the importance of institutional life in a modern sense in constructing social capital and notes the pay-off between “hot” and “cold” versions—the former being more participatory but also more personalistic. The author then develops a modified rational choice approach in combination with an account of power and witchcraft to explain why even very poor followers give to their churches, and shows that such movements will be better at what Putnam has called “bonding” rather than “bridging” social capital—that is, they will contribute little to society beyond their own boundaries. This is borne out by the limited involvement of Pentecostals in active political life—even though religious leaders in these movements do marshall votes as required.
