Abstract
The author reports on the observation of the communities of Italo-Brussels Jehovah's Witnesses over a 30-year period (research in 1976, 1996 and 2005). In the 1970s, “conversion” as the means of entry into a new religious community was dominant as a theme in the Kingdom Halls. Thirty years later, it is recruitment through kin and the “vécu” of kinship relations inside the religious enclaves which has become the main objective of these communities. The author analyses the processes in the composition of the socio-cultural basis and the structure of the intra-family relations in these communities between 1976 and 2005. He also tries to develop further the social network recruitment theories on this issue, not in order to object to the recruitment practices, but in order to show the changes that have taken place, and the appearance of “internal” cultural bias in the system.
L'auteur présente une observation de communautés de Témoins de Jéhovah italo-bruxellois durant 30 ans (recherches en 1976, 1996 et 2005). Dans les années 1970, la “conversion” comme une entrée dans une nouvelle communauté religieuse constituait un thème dominant dans les Salles du Royaume. Trente ans plus tard, c'est l'attention à un recrutement par la parenté et au vécu des liens de parenté dans les enclaves religieuses qui est devenu l'objectif majeur de ces communautés. L'auteur analyse les processus de composition de la base socio-culturelle et de structure des relations intrafamiliales au sein de ces communautés de 1976 à 2005. L'auteur cherche à développer une théorie du recrutement par réseau social, de manière, non pas à protester contre ces pratiques de recrutement, mais à montrer les changements qui se sont produits et l'apparition de biais culturels “internes” au système.
