Abstract
The author argues that our understanding of secularization can be greatly enhanced by taking gender differences seriously. Whilst existing theories of secularization do a good job of explaining why men disaffiliated from Christianity after the onset of industrialization, they ignore the experience of women-whose experience of modernization was significantly different. Whilst men have been responsible for paid work outside the home, women have been engaged in unpaid care work within the home. Their entrance into the paid labour force since the 1960s has not relieved them of traditional duties of care. It is suggested that we can best understand contemporary women's patterns of religious affiliation and disaffiliation in relation to their working lives, whether embracing domestic employment, or seeking a balance between both forms of labour.
L'auteure avance que notre compréhension de la sécularisation peut être grandement améliorée en tenant sérieusement compte des différences de genre. Alors que les théories de la sécularisation existantes permettent de bien expliquer pourquoi les hommes se sont désaffiliés de la Chrétienté dans les débuts de l'industrialisation, elles ignorent l'expérience des femmes-dont celle de la modernisation était, de manière significative, différente. Alors que les hommes étaient responsables du travail rémunér à l'extérieur du foyer, les femmes ont été enrôlées dans du travail de soin non payé au sein du foyer. Leur entrée dans la main-d'œuvre rémunérée depuis les années 1960 ne les a pas dispensées des tâches traditionnelles de soin. Il est suggéré que nous pouvons mieux comprendre les modèles d'affiliation et de désaffiliation religieuses des femmes contemporaines en faisant un rapprochement avec leur vie professionnelle: ou bien elles s'investissent dans le travail domestique, ou bien elles cherchent un équilibre entre les deux formes de travail.
