Abstract
Lorsqu’il est question de reconstruction, il est question d’affirmation et de mutation des identités convoquées à une rencontre interculturelle. L’espace public s’avère le lieu de cette reconstruction pour plusieurs groupes religieux minoritaires. Le cas des huttériens est particulièrement révélateur de cette modulation identitaire dont l’État est un moteur. En ce sens, comment la rencontre du politique et du religieux s’avère-t-il un facteur de façonnement de l’identité collective des huttériens ? Nous cernerons théoriquement, dans un premier temps, ce qu’implique la reconstruction et comment elle peut s’effectuer par le plus haut tribunal du Canada. Dans un second temps, en utilisant deux jugements de la Cour Suprême du Canada comme sources primaires, nous montrerons comment l’État canadien permet cette reconstruction identitaire pour un groupe religieux minoritaire.
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