Abstract
L'auteur rapporte les expériences de quelques ergothérapeutes qui remettent en question l'efficacité de certaines modalités thérapeutiques utilisées dans des institutions traditionnelles et qui ne sont pas en rapport direct avec l'environnement domiciliaire, communautaire et culturel des clients. On dénote une tendance de la part d'ergothérapeutes à innover des programmes thérapeutiques en milieux communautaires. Ces efforts semblent concorder avec les idées exprimées par les autorités quant au mode de dispensation des soins de santé que l'on veut voir se développer au Canada.
L'auteur exprime le désir de voir les futurs ergothérapeutes se préoccuper davantage des besoins sociaux des personnes handicapées. En plus d'offrir ses services traditionnels, l'ergothérapeute peut évoluer dans plusieurs domaines en tant qu'évaluateur, consultant dans les agences communautaires, écoles et autres institutions, et enseignant aux ergothérapeutes et autres membres du personnel. Afin d'effectuer ces tâches de façon efficace, l'ergothérapeute doit connaître les techniques de consultation, les théories d'apprentissage, les statistiques et la méthodologie de la recherche.
Les étudiants en ergothérapie doivent être en contact avec les personnes âgées, les handicapés et les malades chroniques dans leur milieu de vie et non seulement à l'hôpital et dans des centres de réadaptation. Ils doivent être capables de comprendre l'influence des différentes cultures, des conditions éconòmiques, du stress de l'environnement afin de solutionner les problèmes des clients de façon analytique, en agissant en tant que collaborateurs plutôt qu'instructeurs.
L'auteur ajoute que si les ergothérapeutes veulent demeurer utiles dans notre société à évolution rapide, ils doivent se préparer à agir comme consultants dans le système de soins plutôt que de s'en tenir à l'application de modalités thérapeutiques reliées à des pathologies spécifiques. Les ergothérapeutes doivent appliquer leur connaissance des maladies et handicaps directement en relation avec le système social plutôt que de se confiner dans des institutions de dispensation de soins. Ils doivent travailler de concert avec les autres travailleurs professionnels et non professionnels à améliorer la qualité de vie des personnes handicapées ou démunies.
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