Abstract
Les services de soins intensifs (SSI) maintiennent en vie, mais, dans certains cas, ils prolongent l'agonie; cela occasionne des douleurs physiques, des souffrances morales et des pertes financières considérables. Le traitement des patients revient au moins trois fois plus chers au SSI que dans les autres services hospitaliers; le SSI représente en conséquence l'un des plus importants centres de coûts de l'hôpital. Les pressions économiques nous obligent à porter plus d'attention au choix des patients que l'on admet au SSI et à la durée de leur séjour.
Le personnel soignant des SSI doit soupeser les fondements éthiques de sa conduite et de ses actes. Cette démarche l'amènera probablement à retenir le droit du patient à l'autodétermination et les devoirs d'assistance et de non-nuisance du médecin comme grands axes de la morale en médecine.
Dans les cas particuliers, on peut examiner les intérêts et les droits du patient au moyen d'un modèle circulaire. On base alors les décisions sur les faits médicaux et le pronostic, sur le droit du patient à l'autodétermination, sur le bien du patient et sur les facteurs externes. Le personnel soignant devrait être tenu de prendre en compte tous ces aspects de la situation. Dans ce contexte, la prévention ou la résolution des dilemmes moraux peut avoir lieu dans un cadre clinique plutôt que dans un cadre juridique.
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