Abstract
Les hôpitaux se sont développés à une époque où le positivisme devenait une perception prédominante du monde. Le positivisme se fondait sur quatre tendances occidentales: prépondérance de la hiérarchie et de l'autocratie, expansion de la bureaucratie, application généralisée d'une orientation mécaniste au travail et prédominance de l'enquête «scientifique». La théorie organisationnelle s'est en grande partie développée à partir des constatations tirées des recherches quantitatives découlant d'une perception positiviste du monde.
Nous présentons une étude de cas dans laquelle on analyse la structure organisationnelle actuelle des soins infirmiers d'un grand hôpital. On constate que la gestion des soins infirmiers repose sur un paradigme positiviste, à preuve la prédominance de l'orientation mécaniste et une structure autocratique et bureaucratique. On a fait l'essai d'un changement dont l'objet était de passer à la régie partagée, indice d'une évolution vers une structure organisationnelle plus moderne, reposant sur un paradigme différent. L'auteur termine en rappelant que les gestionnaires sont en grande partie responsables de la facilitation du changement, changement qui répondra aux besoins internes de ressources humaines et aux crises de rentabilité des hôpitaux actuels par une utilisation plus efficace des ressources humaines.
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