Abstract
L’examen histologique des reins et de la rétine de rats présentant un diabéte à l’alloxane ou à la streptozotocine, et de souris (souche KK) génétiquement diabétiques, met en évidence l’existence de lésions dégénératives microvasculaires. Reins: glomérulosclérose diffuse; augmentation du mésangium; aspect compact dans les stades avancés. Rétines: augmentation du diamètre capillaire et prolifération des cellules endothéliales; diminution du rapport péricytes/cellules endothéliales; dépôts de substance PAS +.
Seuls les souris KK et les rats alloxano-diabétiques ayant reç u de l’IDPN présentent parfois des microanévrismes capillaires avec dépôts de substance PAS +.
La similitude des lésions observées chez les souris KK avec celles observées chez l’homme suggère l’utilisation de ce modèle dans l’étude sur la microangiopathie diabétique.
On sait que la synthèse des glycoprotéines peut-être perturbée dans le diabète et cette modification pourrait être la clé des altérations de la membrane basale qui apparaissent dans les capillaires du rein, du muscle, de la rétine et de la conjonctive.
Quatre-vingt biopsies conjonctivales humaines ont fait l’objet d’une étude comparative avec des conjonctives provenant de souris KK et de rats rendus diabétiques par injection de streptozotocine: les glycoprotéines de structure et le collagène de la conjonctive bulbaire ont été étudiés in vitro par incubation avec de la proline tritiée et de la glue osa mine marquée au 14C; sur le même tissu, il a été procédé à une étude en microscopie électronique du collagène du stroma conjonctival et de la membrane basale des capillaires de la conjonctive.
Le rapport glycoprotéines de structure/collagène est modifié. Des modifications analogues sont observées dans la membrane basale des capillaires conjonctivaux. Ces pertubations sont identiques chez l’homme et les animaux diabétiques.
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