Abstract
Résumé
La mortalité maternelle demeure un problème de santé mondiale majeur pour lequel on enregistre peu ou pas de progrès dans de nombreux pays. La communauté internationale est mobilisée autour de cette question et de nombreuses initiatives sont en cours. Actuellement un débat porte sur le rôle des matrones dans la lutte pour la réduction de la mortalité maternelle. Ces accoucheuses traditionnelles ont précédé toutes les formes d’accouchements assistés par du personnel professionnel de santé. On ne peut pas recommander leur utilisation à large échelle car il n’y a pas suffisamment d’évidence sur leur impact, même après avoir été formées ou recyclées. Leur rôle est établi en ce qui concerne la santé périnatale. Pour les mères, elles peuvent contribuer à améliorer des pratiques de santé durant la grossesse, pendant et après l’accouchement. Alors que certains prônent le recours aux matrones qui ont une légitimité culturelle indéniable, d’autres les considèrent comme un frein à la réduction de la mortalité maternelle. Ce commentaire soutient que la tendance à recourir à leurs services diminue de façon inexorable sous le double effet de l’urbanisation et de l’amélioration de l’accès aux services de santé. Le rôle des matrones là où l’accessibilité aux services de santé est faible ne se discute pas car il n’y a pas d’autres alternatives. La mortalité maternelle persiste dans les pays ou les régions dans lesquelles il y a des inégalités d’accès aux services de santé. Le principe d’équité commande que l’on réduise ces inégalités le plus rapidement possible et cela constitue le seul moyen de faire diminuer la mortalité maternelle à l’échelle mondiale.
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