Abstract
Dans les pays en voie de développement aux ressources limitées, l’augmentation de la prévalence des maladies cardiovasculaires constitue un problème émergent majeur. Au Burundi, la fragilité du système de santé après la fin des conflits rend primordiale la mise en place d’actions de prévention en direction des personnes à risque. En 2007, un programme structuré de prévention des sujets à haut risque a été mis en place dans le cadre d’un réseau de santé communautaire à Bujumbura, la capitale. Dans 10 structures de santé et ONG et dans 3 associations de patients a été effectué un dépistage gratuit du risque à partir de critères cliniques et de la détermination de la glycémie capillaire. De juin 2007 à décembre 2008, 377 séances de groupe pour 1318 personnes à risque et 2457 participations (1 à 3 séances par personne sur un cycle comportant 3 thématiques) ont été réalisées par 19 infirmières et pairs éducateurs formés conjointement par un diabétologue et une ethnosociologue. Les situations d’apprentissage de groupe permettent un choix personnalisé et éclairé d’action(s) par les personnes à risque. Une évaluation intermédiaire du suivi éducatif réalisé chez 292 personnes ayant terminé le cycle éducatif et bénéficié d’un 2ème bilan éducatif a montré une évolution favorable des facteurs de risque modifiables. L’inscription rapide de cette approche dans le tissu burundais et l’implication des pairs éducateurs aux ĉotés des professionnels de santé laissent supposer un fort potentiel de développement dans d’autres pays.
Keywords
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