This article provides an account of meanings and connotations of `African leadership' emerging from research with a cohort of participants on a Pan-African leadership development programme. We begin by reviewing current approaches to leadership, and how they have been applied to the study of leadership and management across cultures, before introducing the notion of the `African renaissance', which calls for a re-engagement with indigenous knowledge and practices. The findings from our study indicate a tension between accounts and representations of leadership and the potential for leadership development to act as a forum in which participants can work through these issues. In developing an Afro-centric perspective on leadership, we propose that development activities that promote relational, critical and constructionist perspectives on leadership, with an emphasis on dialogue and sharing experience, could be an important means for surfacing new insights and understandings. In particular, they offer a mechanism by which participants can enhance their sense of `self in community', generate shared understandings, challenge repressive power relations, and develop culturally appropriate forms of leadership behaviour. We conclude by proposing that further research is required on leadership in Africa that steps outside dominant methodological and empirical paradigms, and argue that such work holds great potential for generating insights not just relevant to leadership in Africa but to leadership studies in general.
Le leadership africain : l'apparition de nouvelles facultés de comprénsion grâce au développement du leadership (Richard Bolden and Philip Kirk) Ce papier rend compte des significations et des connotations attachées au concept de “Leadership Africain” émergeant d'une recherche auprès d'une cohorte de participants à un programme pan-africain de développement du leadership. Nous commençons avec une évaluation des approches actuelles du leadership et des façons dont elles ont été appliquées à l'étude du leadership et du management dans diverses cultures. Nous introduisons ensuite la notion d'une renaissance africaine appelant à un ré-engagement envers les savoirs et pratiques indigènes. Les résultats de notre étude font état d'une tension entre les comptes rendus et les représentations que les participants font et ont du leadership et le fait que le développement du leadership peut s'avérer être un forum de discussion. En ce qui concerne un point de vue africain sur le leadership, nous suggérons que des activités de développement prônant des perspectives relationnelles, critiques et constructives sur le leadership, avec un accent placé que le dialogue et le partage d'expériences, pourraient s'avérer un bon moyen de faire émerger de nouveaux éclairages et de nouvelles facultés de compréhension. Elles offrent en particulier, ces activités, un mécanisme permettant aux participants d'améliorer leur perception d'eux-mêmes au sein de la communauté, de générer des facultés d'entente et de compréhension partagées, de remettre en question les rapports de force, et de développer des formes culturelles adaptées de comportement de leader. Nous concluons en suggérant que des recherches complémentaires sur le leadership en Afrique sont nécessaires — recherche qui sortirait des cadres convenus et des paradigmes méthodologiques et empiriques dominants — et prétendons que ce travail détient pourrait très vraisemblablement donner lieu à des éclairages très pertinents, non seulement en ce qui concerne le concept du leadership en Afrique mais aussi en ce qui concerne l'étude du leadership en général.