Abstract
The African Union and the African Development Bank estimate that corruption costs African economies more than US$148 billion dollars each year. This leads to a loss of 50% in tax revenue, increases the cost of African goods by as much as 20% and eats away 25% of Africa's GDP. Little wonder that fighting African corruption has become serious business. One weapon being used in the battle is the anti-corruption agency. These are new features on the African governance landscape and are usually instigated and resourced by transnational agencies with a `development' brief. Yet so little is known about their functionality. This article, for the first time, brings all African anti-corruption agencies into a mega case study. Using a novel mix of data approaches the article identifies serious program failure across all anti-corruption agencies. The African anti-corruption project is crafted offshore, in social and economic contexts that are not sufficiently replicated in the African experience, and for purposes connected more to international commerce than human rights. The study contributes to a significant intellectual conflict in cross cultural management research concerned with the pros and cons of a universal management model. It does this by demonstrating causation between program failure and the ubiquitous application of a culture-free universal management model to the highly complex issue of African corruption. In practical terms the article offers designers of anti-corruption programs an alternative way of thinking about African corruption.
L'Union Africaine et la Banque Africaine du Développement évaluent à plus de 148 milliards de dollars ce que coûte chaque année la corruption à l'économie africaine. La corruption génère une perte de 50% du revenu fiscal, une augmentation de 20% du coût des produits africains et une perte de 25% du PIB africain. Il n'est donc pas étonnant que la lutte contre la corruption soit devenue un enjeu majeur pour l'Afrique. Dans cette « guerre », une arme décisive : les agences anti-corruption. Elles représentent une nouvelle donne dans le panorama actuel de la gouvernance africaine, et sont habituellement initiées et financées par des agences transnationales dotées d'une mission de développement. Cependant, nous en savons encore très peu sur leur fonctionnement. Cet article regroupe, pour la première fois, l'ensemble des agences africaines anti-corruption au sein d'une vaste étude de cas. Grâce à une approche novatrice du traitement de données, cette recherche identifie de graves disfonctionnements dans la conception des programmes anti-corruption, ce dans l'ensemble des agences anti-corruption. Le projet africain de lutte contre la corruption a été élaboré hors du continent africain, dans des contextes sociaux et économiques peu compatibles avec les spécificités africaines et dont les objectifs sont davantage centrés sur le commerce international puis les droits humains. Cette étude apporte une contribution au débat académique récurrent, en management interculturel, entre les défenseurs d'un modèle de management universel et les adversaires d'un tel modèle. Cette contribution passe par la démonstration d'une relation de causalité entre, d'une part, les disfonctionnements des programmes anti-corruption et, d'autre part, l'application omniprésente d'un modèle de management universel et indépendant des cultures locales aux enjeux hautement complexes de la corruption africaine. De façon plus concrète, cet article propose aux concepteurs des programmes anti-corruption une voie alternative pour analyser la corruption africaine.
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