Abstract
Le modèle dominant du laboratoire dans l'approche scientifique de la musique aboutit à faire d'une science de l'homme une science de l'objet. Or, l'“objet épistémique” des sciences humaines n'est-il pas l'interaction d'un “sujet” producteur de sens avec la virtualité d'un “objet” ? Le but est done de développer un champ théorique qui permette de penser cette interaction.
L'hypothèse est que I'ëtre humain est un système énergétique engagé dans une dynamique interactive avec les systèmes de son environnement. Tout vécu est éprouvé comme une expérience d’énergie (“vie émotive”) qu'on peut schématiser sous la forme d'un profil dynamique (“processus émotif”). C'est par la dynamique corporelle que ces “profils dynamiques de la vie émotive” (PDVE) sont stabilisés en représentations (“processus postural”) utilisables alors par le sujet pour organiser un sens de soi (Stern) et contrôler son activité. La “vie affective”, en tant que guide de l'activité orientée de l'organisme, est ce qui permet d'intégrer subjectivement ces vécus. Le musical est directement en rapport avec ces mécanismes.
La substance de la musique, c'est le temps subjectif exprimé par les PDVEs concrétisés par le matériau sonore (mécanisme de “projection”). Divers mécanismes rendent compte de I'élaboration subjective de la “forme” a partir d'un “modèle”.
Le musical jouerait un röle dans les mécanismes de régulation énergétique de l'organisme par le système nerveux central. La musique fournirait des configurations énergétiques typiques permettant de placer l'organisme dans un état motivationnel contextuellement adapté (“systèmes motivationnels”). Ces systèmes seraient le véhicule de (“imprégnation émotive” de l'individu par le milieu social.
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