Abstract
La mise en perspective induite par le changement de consensus augurè par l'adoption du connexionnisme laisse apparaître une influence beaucoup plus profonde du paradigme de a connaissance au sein de la composition. Le propos de cet article est dans un premier temps, d'analyser suivant une approche épistémologique, les conséquences résultant d'un tel changement, dans le domaine de la cognition et plus particulièrement dans la compréhension du fait musical et l'élaboration de théories compositionnelles. Dans un deuxième temps, la necessaire présence de phénomènes non llnéaires aboutira à la constatation de la coexistence possible de deux types nettement différenciés de pensées : l'un de nature symbolique, l'autre d'essence chaotique. Nous montrerons par une modélisation élémentaire que ces modes ne procèdent pas à véritablement parler d'une dichotomie, dans la mesure où un système dynamique peut suivant la variation des paramètres basculer brusquement d'un comportement stable à une configuration chaotique. Cette distinction conceptuelle suggère une redéfinition de l'objet musical en termes d'attracteur et implique d'autre part une limitation fondamentale quant à la prédictibilité de certains phénomènes cognitifs. Cette limitation impose d'ailleurs une reconsideration du concept de théorie musicale, lequel ne peut plus se dissocier à présent d'une composante intrinsèque de la nature ontologique du phénomène musical à savoir la dimension temporelle.
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