Abstract
Eastern Europe's recent revolutions theoretically should provide a new opportunity for communities affected by HIV. By looking at the Polish case I will try to evaluate how these opportunities have been utilized. Although, compared with the numbers of the AIDS cases and the HIV-infected in the West, Polish numbers are small, a lack of proper medical infrastructure and a lack of basic equipment to prevent the spread of AIDS has made the situation dramatic. Until the end of the 1980s responses to HIV/AIDS were carried out according to the prevailing old bureaucratic mode without any co-operation with affected groups.
The new situation after the revolution has provided opportunities for members of affected groups to emerge and organize. However, at the same time, the increase in public intolerance and indifference towards the fate of its weakest members has been, to some degree, facilitated by many aspects of transitional period. In the process of breaking the state's monopoly on power and in the creation of local community structures, the danger of excessive parochialism and struggles for power emerges. New authorities, trying to preserve some social cohesion in the face of economic hardship, are faced with a society which lost the ability to recognize where the demarcation line runs between rights and demands to protect egoistic interests.
HIV/SIDA
Théoriquement, les récentes révolutions en Europe de l'Est devraient offrir de nouvelles chances aux communautés contaminées par le rétro-virus HIV. En me basant sur le cas de la Pologne, je vais essayer d'évaluer comment ces chances ont été utilisées. Bien que le nombre de séropositifs et de sidatiques soit peu élevé en Pologne par rapport aux pays de l'Ouest la situation est malgré tout devenue dramatique en raison du manque d'infrastructure médicale appropriée et de l'insuffisance en équipements de base pouvant enrayer une propagation du SIDA. Jusqu'à la fin des années quatre-vingt, les mesures d'intervention face au problème du HIV/SIDA étaient entreprises dans l'esprit de l'ancien mode bureaucratique en cours, sans aucune coopération avec les groupes de personnes concernées.
La nouvelle situation consécutive à la révolution a donné la possibilité aux personnes atteintes du SIDA de sortir de l'ombre et de s'organiser. Parallèlement toutefois, de nombreux aspects de la période transitoire ont – dans une certaine mesure – favorisé dans la société une intolérance et une indifférence accrues vis-à-vis du destin de ses membres les plus faibles. Avec le renversement du monopole de l'Etat et la création de structures de collectivités locales apparait le danger d'un esprit de clocher excessif et de luttes pour le pouvoir. La nouvelle administration, qui essaie de préserver une certaine cohésion sociale face à la situation économique critique, se voit confrontée à une société qui n'est plus en mesure de distinguer la ligne de démarcation séparant d'une part les droits et d'autre part les revendications pour une protection des intérêts égoistes.
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