Abstract
Avant de devenir musicien, Serge Gainsbourg préparait une carrière d’artiste-peintre. Bien que cette première vocation se soit estompée, ses vestiges restent dans la seconde. Le jeune pianiste des bars de Montmartre se cache, ou se métamorphose, derrière une série de pseudonymes. On voit la même jeu d’identité dans les trois chansons de cette étude – « Poupée de cire , poupée de son », « L’Homme à tête de chou », « Ecce homo ». Elles peuvent toutes être lues comme des autoportraits, et comme des impostures. Dans chacune l’auteur-interprète se présente par une figure empruntée dont les éléments représentent une double métaphore : une poupée de cire ou de son ; un homme « moitié mec, moitié légume » ; un homme-dieu qui souffre. « Où et qui suis-je », se pose-t-il la question, en effet, à la fin de chacun de ces textes. Cette étude examinera la mécanique et la thématique de la création gainsbourienne.
Keywords
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