Abstract
Résumé
Le conflit est l’essence du théâtre, la chose est connue lorsqu’il s’agit de la tragédie, mais c’est également vrai pour la comédie. En prenant à titre d’exemple la pièce de Yasmina Reza, Le Dieu du carnage, l’article analyse les rapports en apparence paradoxaux entre la violence et l’humour. La pièce repose sur la théorie que la civilisation est incapable de contrôler la violence des instincts, avec des dialogues où l’humour fonctionne comme une arme entre les personnages, arme qui tantôt entretient le cycle de la violence, tantôt l’interrompt. On s’interroge pour savoir quelle place dans la modernité occupe cette arme qu’est l’humour, arme d’attaque, de défense voire de dissuasion. L’humour révèle-t-il la nature primitive des conflits de nos sociétés pourtant policées ?
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