Abstract
En 1920 débute l’exploitation intensive de la forêt, première ressource économique de la colonie du Gabon. Celle-ci nécessite une main-d’œuvre abondante qu’il faut nourrir. Pour pallier au problème du ravitaillement, la législation coloniale autorise la création des économats et surtout, impose aux entreprises la fourniture de la ration alimentaire aux travailleurs. Ces vivres sont constitués d’aliments locaux et importés. Progressivement, les vivres importés occupent une place de plus en plus grande dans les habitudes alimentaires des populations locales. Toutefois, la consommation de certains de ces aliments importés a également des répercussions néfastes sur la santé des travailleurs : on pense, entre autres, au béribéri, une maladie gastrique provoquée par la consommation continue du riz, et aux ravages occasionnés par la consommation de l’alcool. Le ravitaillement des chantiers forestiers en vivres importés et son impact sur les travailleurs, avant et après l’accession du territoire à la souveraineté nationale en 1960, constitue l’objet de cette recherche.
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