Abstract
Cet article propose une lecture de trois films, Delicatessen de Jeunet et Caro, Le Ventre de l’architecte de Peter Greenaway et Dans ma peau de Marina de Van. Il étudie le corps tel qu’il y est pensé en s’appuyant sur la thèse de Nancy selon laquelle on ne peut toucher le corps qu’avec « l’incorporel du sens » et que le corps sert d’«archi-tectonique » de ce sens. Partant de l’idée d’un corps opérationnel, l’article examine d’abord la problématique de l’appropriation d’une entité étrangère à travers le discours ; puis il se penche sur quelques cas d’échec de l’extension du corps par le langage ; enfin, il revient sur l’idée que, le discours corpologique ne pouvant qu’effleurer son objet, il devient un commentaire agrammatical sur sa propre quasi-impossibilité, donc un discours prenant ses distances par rapport à son propre monolinguisme.
Keywords
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