Abstract
Les technologies d’amélioration et de modification du corps, anciennes et récemment introduites, prolifèrent. L’évolution de leur acceptabilité sociale exige une compréhension à un niveau macro, souvent fournie en recherche sur le comportement du consommateur par des théories institutionnelles ou des théories de l’assemblage mettant en avant l’ancrage institutionnel et matériel de ces technologies. En prenant pour point de départ la notion d’imaginaire social de Castoriadis, nous soutenons qu’au-delà de ces cadres explicatifs matériels-institutionnels dominants, la politique contemporaine de consommation liée au corps doit également être considérée comme fermement enracinée dans l’émergence d’un imaginaire social transformé, où le corps est perçu comme un objet malléable. Nous exposons les différences entre ces approches et proposons une modélisation du changement des significations de l’imaginaire social. Nous concluons que les technologies du corps représentent l’aboutissement ultime de l’imaginaire de la culture de consommation.
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