Abstract
Cette recherche vise à comprendre comment les individus conscients des enjeux environnementaux justifient le caractère limité de leurs propres efforts de consommation, à la lumière d’une épreuve de réalité, c’est-à dire la mesure de leur empreinte carbone. Elle adopte une approche interprétativiste et s’appuie sur le cadre de la théorie de la justification. Premièrement, elle contribue à mieux comprendre le green gap, en identifiant les justifications formulées par les individus dans des situations où ils assument les limites à leurs efforts constatées dans le résultat de leur empreinte carbone. Détaillant les mondes et catégories essentielles auxquels les individus se réfèrent à travers ces justifications, cette recherche met en évidence comment ils critiquent l’épreuve de réalité, et parfois le système dans lequel elle s’inscrit, censée trancher le bien-fondé des pratiques. Deuxièmement, cette recherche révèle l’épreuve de réalité comme l’élément conceptuel conciliant les compétences critiques réformistes et radicales des consommateurs. Enfin, 3 contributions managériales sont présentées, ainsi que certaines limites et voies de recherche.
Keywords
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