Abstract
Résumé
Cet article propose un retour réflexif sur les conditions de réalisation d’une enquête de terrain qualitative et ethnographique conduite dans le cadre d’une recherche doctorale menée dans un territoire frontalier amazonien. En partant du constat que les enquêtes de terrain exigent bricolage, ajustements et souplesse, cet article dévoile les non-dits des carnets de terrain de la jeune chercheure, qu’ils concernent la place de ses émotions ou ses négociations dans sa relation au terrain et aux personnes enquêtées. Si la littérature méthodologique reconnaît aujourd’hui l’importance des imprévus, elle demeure lacunaire concernant la manière dont les chercheur·es, et en particulier les jeunes chercheur·es, vivent concrètement l’entrée sur le terrain et la gestion des émotions dans les relations avec les personnes enquêtées. Or ces éléments incarnent des dimensions méthodologiques, scientifiques et éthiques centrales dans les recherches compréhensives et sensibles.
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