Abstract
Les auteurs retracent la nosologie psychiatrique française depuis le tournant du siècle, quand elle a donné naissance à certains concepts cliniques qui ne sont généralement pas admis par les psychiatres américains. Ils montrent que l'autonomie de trois psychoses délirantes chroniques (non schizophréniques) distinctes est corroborée par les données cliniques et statistiques, bien que l'éxpérience diagnostique courante n'applique pas les mêmes critères à la différenciation des psychoses délirantes aiguës (non schizophréniques), également considérées en France comme un groupe autonome. Les auteurs indiquent que les constatations cliniques françaises débouchent sur des aperçus pratiques intéressants pour l'étude et le traitement du groupe des patients porteurs, en Amérique, du diagnostic de schizophrénie: si l'on se base sur les travaux français, on pourrait s'attendre à ce qu'un pourcentage appréciable de ces cas jourissent d'une rémission spontanée précoce, même sans traitement.
