Abstract
Objective:
We aimed to ascertain the prevalence of obesity in individuals with a mood disorder (MD) (that is, bipolar disorder or major depressive disorder), compared with the general population. We further aimed to examine the likelihood of an association between obesity and MD, while controlling for the influence of sociodemographic variables.
Method:
The analysis was based on data from Statistics Canada's Canadian Community Health Survey: Mental Health and Well-Being (CCHS 1.2), conducted in 2002. The sample (n = 36 984;
Results:
Individuals with a lifetime history of MD were more likely to be obese (body mass index [BMI] > 30) than were individuals without lifetime MD (19%, compared with 15%, respectively; P < 0.001). In sex-specific multivariate analysis, lifetime MD was associated with elevated odds of obesity in female respondents (95%CI, 1.03 to 1.46, odds ratio 1.22), but not in male respondents. Antipsychotic pharmacotherapy was also associated with obesity.
Conclusions:
This is the first Canadian epidemiologic investigation to specifically evaluate anthropometric indices and associated factors in people with MDs. The results herein supplement substantial clinical evidence documenting the association between MDs and stress-sensitive somatic disorders (for example, obesity). These data also underscore the metabolic consequences of some psychotropic agents.
Résumé: L'obésité dans le trouble bipolaire et le trouble dépressif majeur: résultats de l'Enquête nationale sur la santé dans les collectivités, santé mentale et bien-être
Objectif:
Nous visions estimer la prévalence de l'obésité chez les personnes souffrant d'un trouble de l'humeur (TH) (trouble bipolaire ou trouble dépressif majeur), comparativement à la population générale. Nous visions en outre à examiner la probabilité d'une association entre l'obésité et le TH, en contrôlant l'influence des variables sociodémographiques.
Méthode:
L'analyse se basait sur des données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes: santé mentale et bien-être (ESCC) de Statistique Canada, menée en 2002. L'échantillon (n = 36 984; = 15 ans d'âge) a été tiré de la population canadienne des ménages et logements. L'ESCC a utilisé les critères diagnostiques du DSM-IV pour dépister les répondants.
Résultats:
Les personnes ayant des antécédents de durée de vie de TH étaient plus susceptibles que les personnes sans TH à vie d'être obèses (19 %, comparé avec 15 %, P < 0,001) et maladivement obèses (2%, comparé avec 1%,P < 0,01; indice de masse corporelle = 40). Dans l'analyse multivariée selon le sexe, le TH à vie était associé avec des probabilités élevées d'obésité chez les répondantes féminines (95 % IC, 1,03 à 1,46, risque relatif 1,22), mais pas chez les répondants masculins. La pharmacothérapie antipsychotique était aussi associée à l'obésité.
Conclusions:
Il s'agit de la première enquête épidémiologique canadienne qui évalue spécifiquement les indices anthropométriques et les facteurs associés dans la population du TH. Les résultats des présentes complètent les données probantes cliniques substantielles documentant l'association entre le TH et les troubles somatiques sensibles au stress (par exemple, l'obésité). Ces données soulignent également les conséquences métaboliques de certains agents psychotropes.
