Abstract
Trois livres d'une visée particulièrement profonde ont imposé récemment une pensée dont l'intérêt pour la sémiologie nous semble capital : celle de Jacques Derrida. L'écriture et la différence (Paris, Éd. du Seuil, collection Tel Quel, 1967), De la grammatologle (Paris, Éd. de Minuit, collection Critique, 1967), La voix et le phénomène (Paris, P.U.F., Collection Épimé thée, 1967) ouvrent un nouvel espace de réflexion sur le signe, ses présupposés et ses procédés, et par conséquent, sur la sémiofogie ainsi que sur la science en général.
Pour mieux présenter. en résumant, les lignes de force de ces livres qui contestent une certaine étape de la sémiologie. mais qui tracent aussi, en avant d'elle, de nouvelles perspectives, nous avons posé à Jacques Derrida quelques questions qui nous ont paru être une première approche de l'essen tiel de sa réflexion. On lira ici les réponses de l'auteur.
Remarquons que la rigueur de la problématique soulevée par Jacques Derrida suscite et, sans doute, provoquera des questiolls et des discussions sur les fondements théoriques de la sémiologie et plus particulièrement sur le modèle du signe qui définit sa démarche. "Recherches sémiotiques" ouvrira les pages de ses prochains numéros à un tel débat.
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