Abstract
Memory studies represent one of the latest `turns' in the social sciences since the 1980s, following the linguistic, narrative and cultural turns. Memory of catastrophe has become not merely a currency of our liquid modernity's `confessional culture', it is also becoming an increasingly valid social sciences theme, no longer the exclusive realm of historians and psychologists. The insight that traumatic memories take up to one generation to surface — due to survivors (and perpetrators) being silenced and silencing themselves, and due to histories mostly being written by the victors — is not only psychoanalytic but is also taken on board by a new generation of social scientists. In the aftermath of the World Wars, the Holocaust and also the Palestinian Nakba, they have increasingly been studying the complex implications of the construction of memory as a collective political artefact. This review article surveys two new collections which make memory their focus — one, by Ahmad Sa'di and Lila Abu-Lughod, focusing on the memory of the Palestinian Nakba, and the other, by Judith Gerson and Diane Wolf, focusing on the sociological aspects and legacy of the memory of the Holocaust.
Les études sur la mémoire sont un des récents `virages' pris par les sciences sociales depuis les années 80, à la suite des virages linguistique, narratif et culturel. La mémoire de catastrophes a cessé de n'être qu'un courant de la modernité liquide de notre `culture de la confession' pour devenir un thème de plus en plus légitime des sciences sociales et n'est plus l'apanage exclusif des historiens et des psychologues. La perception du fait que les souvenirs traumatiques puissent mettre jusqu'à une génération pour refaire surface — du fait de la censure sociale et de l'auto-censure des survivants (et des coupables) et parce que l'histoire est le plus souvent écrite par les vainqueurs — n'est pas seulement de nature psychanalytique, mais ce fait est aussi pris en charge par une nouvelle génération de chercheurs en sciences sociales qui, a la suite des deux Guerres Mondiales, de la Shoah et également de la Nakba palestinienne ont de plus en plus étudié la complexité de la construction de la mémoire comme artefact politique collectif. Cet article passe en revue deux nouvelles collections qui font de la mémoire leur principal centre d'intérêt: l'une par Ahmad Sa'di et Lila Abu-Lughod, qui se concentre sur la Nakba palestinienne, la seconde par Judith Gerson et Diane Wolf, qui se concentre sur les aspects sociologiques et l'héritage de la mémoire de la Shoah.
Los estudios de la Memoria representan uno de los últimos `giros' en las ciencias sociales desde los años ochenta, siguiendo los giros lingüísticos, narrativos y culturales. La memoria de la catástrofe se ha vuelto no meramente un sello de `la cultura confesionaria' de nuestra modernidad líquida; también se está convirtiendo en un tema de valor en las ciencias sociales que va en aumento, ya no dentro del reino exclusivo de historiadores y psicólogos. La percepción de que las memorias traumáticos toman hasta una generación en emerger — debido a que los sobrevivientes (y perpetradores) fueron silenciados y se impusieron silencio, y debido a que las historias son generalmente escritas por los vencedores, no es sólo psicoanalítico sino también lo aborda una nueva generación de científicos sociales quienes, posteriormente a las Guerras Mundiales, el Holocausto, y también la Nakba Palestina, han estudiando crecientemente las complejas implicaciones de la construcción de la memoria como un artefacto político colectivo. Este artículoreseña inspecciona dos nuevas colecciones que se enfocan en la memoria — primero, por Ahmad Sa'di y Lila Abu-Lughod, que se enfocan en la memoria de la Nakba Palestina, y segundo, por Judith Gerson y Diane Wolf, enfocándose en los aspectos sociológicos y legales de la memoria del Holocausto.
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