Abstract
This essay is a critical analysis of Da Silva's G. H. Mead: A Critical Introduction, which has the twofold goal of introducing Mead's thought to a new generation of scholars and inspiring a scholarly debate concerning the significance of his work in modern social science. The discussion acknowledges the originality of Da Silva's conception of Mead's thought as a system that develops in and through a dialogue with other thinkers. Nevertheless, this dialogue is shown to be inadequate as a strategy for reconstructing Mead's social psychology, which did not rely solely upon philosophy and psychology. The focus is brought to bear on Da Silva's uncritical acceptance of authoritative opinion concerning the main sources of Mead's inspiration, among which not even a single sociologist is mentioned. The essay argues, on the one hand, that Blumer's symbolic interactionism compressed two quite different traditions into one — a view adequately supported by evidence. Meadian scholarship then continued to conflate and subsume under `Mead' what may be termed the micro-sociopsychological tradition, as found in the pioneering works of Cooley, and what may be termed the macro-sociopsychological tradition of Mead himself, to which the former gave impetus. The essay also maintains that the origin of Mead's theory cannot be properly understood outside its indebtedness to the sociological climate in America at the turn of the 20th century, which was conditioned by the social and psychological ideas of such thinkers as Jane Addams and Freud. The conclusion is drawn that if the relationship between symbolic interactionism and modern social theory is to be understood, then the area of research should be extended from the main canonical gallery, in which Mead deservedly has a place, to what may be described as the `minor sociological gallery' of Simmel, Tarde, Addams and Cooley, which at present remains in the background.
Cet essai est une analyse critique du livre de Da Silva: G. H. Mead, introduction critique qui a pour double but à la fois de faire connaître la pensée de Mead à une nouvelle génération de chercheurs et d'initier un débat scientifique sur l'importance de son œuvre dans le domaine des sciences sociales modernes. La discussion reconnaît l'originalité des vues de Da Silva sur la pensée de Mead en tant que système qui se développe dans et au travers d'un dialogue avec d'autres penseurs. Cependant, ce dialogue s'avère une stratégie dépourvue d'efficacité pour rendre compte de la psychologie sociale de Mead, qui ne reposait pas seulement sur la philosophie et la psychologie. Est mise en évidence l'acceptation sans critique de la part de Da Silva de l'argument d'autorité concernant les sources principales de l'inspiration de Mead, parmi lesquelles n'est pas mentionné un seul sociologue. En premier lieu, l'essai cherche à montrer que l'interactionnisme symbolique de Blumer a fondu en une seule deux traditions complètement différentes, thèse confortée par l'adéquation des preuves qu'il fournit. Les études meadiennes continuèrent ainsi à amalgamer et à subsumer sous l'intitulé `Mead' d'une part ce que l'on peut appeler la tradition micro-socio-psychologique telle qu'on la trouve dans les travaux précurseurs de Cooley et d'autre part ce que l'on peut appeler la tradition macro-socio-psychologique de Mead lui-même qui lui a donné sa force. L'essai soutient également qu'on ne peut pas comprendre correctement l'origine de la théorie de Mead si l'on ne tient pas compte de ce qu'elle est redevable au climat sociologique au tournant du XX-ème siècle qui était conditionné par les idées psychologiques et sociales de penseurs tels que Jane Addams et Freud. On arrive à la conclusion que pour comprendre la relation entre l'interactionnisme symbolique et la théorie sociale moderne, il faut étendre le domaine de la recherche et ajouter à la galerie canonique dans laquelle Mead tient une place méritée ce que l'on peut décrire comme la `galerie sociologique mineure' des Simmel, Tarde, Addams et Cooley, qui pour le moment reste au second plan.
Este ensayo es un análisis crítico del libro de Da Silva, G. H. Mead: una introducción crítica, que tiene el doble propósito de presentar el pensamiento de Mead a una nueva generación de estudiosos y de inspirar un debate intelectual acerca de la importancia de su trabajo en las ciencias sociales modernas. La discusión reconoce la originalidad de la concepción de Da Silva en relación al pensamiento de Mead como un sistema que se desarrolla en y a través de un diálogo con otros pensadores. No obstante, este diálogo muestra ser inadecuado como una estrategia para reconstruir la psicología-social de Mead, la cual no se apoyaba únicamente en la filosofía y la psicología. El foco se pone en cuestionar la aceptación indiscutida de Da Silva de opiniones calificadas concerniente a las fuentes principales de la inspiración de Mead, donde ni un solo sociólogo es mencionado. El ensayo defiende, por un lado, que Blumer y los interaccionistas simbólicos redujeron dos tradiciones bastante diferentes en una sola — una visión adecuadamente apoyada por la evidencia. A la sazón, los estudiosos de Mead continúan combinando e incluyendo bajo `Mead' lo que puede ser denominada como la tradición micro-socio-psicológica, encontrada en los trabajos iniciales de Cooley, y lo que puede ser categorizado como la tradición macro-socio-psicológica misma de Mead, impulsado por lo anterior. El ensayo también afirma que el origen de la teoría de Mead no puede entenderse propiamente sin considerarse en deuda con el ambiente sociológico en América a finales del siglo XX, que estaba condicionado por las ideas sociales y psicológicas de pensadores tales como Jane Addams y Freud. La conclusión lleva a que para entender la relación entre el interaccionismo simbólico y la teoría social moderna, entonces el área de investigación debe extenderse desde la galería canónica principal, en donde Mead tiene merecidamente un lugar, hasta la que puede describirse como la `galería sociológica menor' de Simmel, Tarde, Addams y Cooley, que actualmente permanece en un segundo plano.
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