Abstract
On taxe volontiers les jeunes d'incivisme et l'on prend prétexte de leur non-participation électorale pour nier l'existence d'une socialisation politique pendant l'enfance. En réalité, si les jeunes sont de moins "bons" électeurs que les personnes âgées, ils se montrent plus disposés que celles-ci à participer à la vie politique d'autres manières. Par ailleurs, s'ils ne sont pas inscrits sur les listes électorales et ne votent pas, c'est, le plus souvent, pour des raisons liées à leurs conditions d'existence. Enfin, s'ils n'aflirment pas plus de prérérences partisanes, c'est que l'offre politique ne leur convient pas.
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