Abstract
La compréhension de la communication qui émane des travaux des experts en communications internationales ne permet pas d'améliorer le processus de prise de décisions des agents économiques et politiques du tiers-monde et même du premier. Les approches dominantes semblent beaucoup plus contribuer à renforcer l'exhibitionnisme des producteurs et des diffuseurs qu'à améliorer la formation et l'information des acteurs socio-économiques ou politiques d'une collectivité donnée. Dans cet article, les faiblesses et les lacunes principales de la théorie du contrôle social et culturel des médias sont analysées et l'auteur fait ensuite valoir les avantages que présente la théorie de la réception active dans l'appréhension des communications internationales ainsi que dans l'explication des stratégies de contre-pénétration économique des pays exhibitionnistes du premier- monde par les puissances silencieuses de sa propre périphérie et surtout par certains pays nouvellement industrialisés du quart-monde. Les stratégies de résistance idéologique et religieuse qu'opposent certains pays du tiers-monde aux invasions culturelles des puissances exhibitionnistes du premier-monde sont aussi interprétées à partir de cette nouvelle conception de la réception active.
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